Semailles annuelles à la Ferme de l’Aubier, en présence de Fernand Cuche, le 9 octobre 2022

« de 5 »

Le discours de Fernand Cuche :

 » Semailles d’automne.

Semer la zizanie, la pagaille, semer ses concurrents, semer le doute comme les climatosceptiques… En plus crédible, celles et ceux qui doutent que le modèle économique qui s’impose progressivement sur l’ensemble de la planète soit le bon pour durer.

Une économie néo-libérale qui épuise des enfants, des femmes, des hommes et les ressources vitales.

Douter de prouesses techniques dispendieuses, inconcevables par les temps qui courent comme la coupe du monde de foot au Qatar ou de futurs jeux olympiques d’hiver en plein désert d’Arabie saoudite où il ne neige pas… l’occasion aussi de construire une ville du futur enneigée toute l’année de quoi faire pâlir Zermatt, Crans Montana, Andermatt ou Verbier.

Les feux avertisseurs de danger étaient à l’orange clignotant, ils ont passé à l’orange permanent.

Depuis quelques décennies déjà, ils ont au rouge. D’ici qu’ils reviennent au vert, il va falloir s’accrocher…

Impressionnant comme le dérèglement climatique jette une lumière crue sur nos mal-développements, nos excès, nos capacités performantes à détruire ce qui permet la vie.

Surprenant comme le mot sobriété, si cher à Pierre Rabi, prend place dans le discours politique, semant le doute quant à la croissance, le toujours plus, le toujours plus loin.

« Je consomme donc je suis. »

« Plus je m’éloigne pour mes vacances, plus je me rapproche de la nature, j’ai dormi dans les arbres en Amazonie… »

Dans ce monde qui s’appauvrit, se lézarde, brûle, s’assèche ou subit l’inondation de grande envergure comme au Pakistan, le doute n’est plus permis.

La transition fondamentale vers une société plus apaisée, équitable, solidaire s’impose, préservant impérativement et durablement les ressources naturelles. Il va falloir s’accrocher, enfin pour celles et ceux qui ont déjà fait le choix d’une autre vie, ils, elles ne peuvent qu’être confirmé-e-s dans leur nouvelle orientation.

Il serait faux de se culpabiliser parce que malgré nos propositions, nos engagements, nous en sommes arrivés à un point de bascule. La tâche incombe plus que jamais à l’ensemble de la société.

Cette transition inévitable s’impose. Elle ne peut échapper à l’abandon du système économique constituant son noyau dur. L’abandon progressif de ce modèle destructeur ouvre enfin pour toutes et tous un espace de réflexion et de création libéré de la croissance économique, un espace où nous n’avons jamais mis les pieds. Il est grand temps de franchir ce pas décisif pour l’avenir de l’humanité.

C’est le temps des semailles d’automne. Nous pouvons y aller d’un bon pas sans le moindre doute. C’est le temps aussi de rappeler que 90 % de notre alimentation dépend des sols, dépend aussi d’une rémunération équitable pour celles et ceux qui cultivent les terres, élèvent du bétail, prennent soin de la fertilité naturelle des espaces ruraux.

C’est le temps aussi de semer les graines d’une nouvelle solidarité qui assure pour toutes et tous l’accès à une alimentation saine, suffisante, diversifiée, l’accès à l’eau potable, aux semences.

C’est le temps de réensemencer les graines porteuses des libertés fondamentales, le droit à la parole, le droit de manifester, de revendiquer. Je pense en particulier aux manifestations en Iran.

L’automne, après les semailles c’est le temps de la somnolence, puis du repos pour ce qui est vital, les terres nourricières.  »

Fernand Cuche
Montézillon, le 9 octobre 2022

Le site de L’Aubier

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Verts neuchâtelois : 50 ans. Faut-il s’en réjouir ?

Voilà une entrée en matière qui casse l’ambiance… Au début de mon engagement, j’ai souvent pensé que les Verts-tes étaient un mal nécessaire, que nous n’étions pas appelés à durer, parce que les dysfonctionnements que nous dénoncions seraient rapidement écartés par une majorité, tant leur progression rapide présentait de sérieuses menaces.

Nous n’étions pas les seuls, Pro Natura, Greenpeace, le WWF étaient à l’œuvre avant nous, tout comme des femmes et des hommes engagé-e-s dans des actions citoyennes. Je pense aux amis du Mont-Racine qui sont à l’origine de l’initiative populaire cantonale visant la protection des crêtes et des grèves du lac, acceptée par 83 % des votant-e-s avec le soutien affiché, militant du Conseil d’État.

Les feux avertisseurs d’un danger étaient à l’orange clignotant, ils ont passé à l’orange permanent, depuis quelques décennies déjà ils sont au rouge. Mes prévisions optimistes quant à l’engagement des Verts pour inverser le cours de dégradations irréversibles sont parties en fumée, ont été emportées par des laves torrentielles ou se sont évaporées dans les canicules.

D’un mal nécessaire, les Verts sont devenus une nécessité. Dans ce monde qui se lézarde, brûle, s’assèche, s’appauvrit, provoquant la douleur, la désespérance, de grands élans, des grands projets doivent éclore pour évoluer vers une société plus apaisée, équitable et solidaire, préservant impérativement et durablement les ressources naturelles.

Il serait faux de se culpabiliser parce que malgré nos engagements, nos propositions, nos avancées électorales, nous en sommes arrivés à un point de bascule. La tâche incombe plus que jamais à l’ensemble de la société.

À ma connaissance, l’homme est le mammifère qui a développé les moyens les plus efficaces, les plus puissants, performants et diversifiés pour détruire, polluer, appauvrir le milieu naturel qui lui apporte la vie. Imaginer que nous mettions toutes ces énergies et ces intelligences renouvelables au service d’objectifs communs qui nous relient et nous motivent à s’engager.

« Ça ne peut pas continuer ainsi « combien de fois l’ai-je entendu durant ces mois d’été caniculaires.

Les Verts sont de plus en plus crédibles, compétents et légitimés pour lancer les grandes manœuvres. La tâche est ardue, comment faire comprendre qu’il faudra se libérer de nos addictions à la consommation, vivre plus sobrement ; « je consomme, donc je suis…» Quels mots utilisés, quelles actions à lancer pour que nous comprenions que nous n’avons plus le choix !

Oui, en l’état il faudra vivre avec moins ; la planète a des limites, plus possible de l’ignorer. « plus je m’éloigne pour un dépaysement bien mérité, plus je me rapproche de la nature, j’ai dormi dans les arbres en  pleine forêt tropicale… ». La tâche est ardue.

Cet autre monde, il faut le créer, l’aménager sans détruire ce qui reste de nature. Cette transition inévitable ne peut échapper à l’abandon d’un système économique qui épuise la planète, qui nous épuise.

L’abandon de ce modèle ouvre un espace pour la réflexion et la création où nous n’avons jamais mis les pieds. Il est temps de franchir le pas.

Fernand Cuche,
Lignières, le 3 septembre 2022

 

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OUI à Initiative contre l’élevage intensif (votations du 25 septembre 2022)

Préfiguration de notre alimentation face au dérèglement climatique.

Pour produire un maximum de viande en un minimum de temps sur une surface réduite, avec des aliments concentrés importés, nous avons fait fort, jusqu’à la tentation de l’hormone de croissance, fort heureusement interdite chez nous et dans l’UE. C’était le grand boum de la production carnée hors-sol. Dans les années 70, la porcherie Coop-Bell à Chavornay comptait 6000 places de porcs, pour Migros, idem à Chesalles-sur-Moudon. Les agriculteurs des alentours étaient invités à se servir du lisier pour leurs terres. Des éleveurs-entrepreneurs n’étaient pas en reste, ils ont construit de grandes porcheries industrielles. Le lisier coulait en abondance dans plusieurs régions du pays. Pour éviter une pollution généralisée des eaux, les autorités fédérales décident d’un plan d’action qui, entre autres, met à disposition plusieurs millions pour fermer les grandes porcheries. Coop et Migros se retrouveront parmi les heureux bénéficiaires de cette manne fédérale.

Dans cette saga de la production carnée intensive, cet épisode est le plus marquant. D’autres mesures devront être prises par la suite pour calmer les appétits insatiables de la production industrielle. À la préservation de biens vitaux comme la qualité de l’eau, la biodiversité et d’écosystèmes particulièrement fragiles, s’est ajoutée ces dernières années une dimension éthique sur la détention des animaux de rente. L’initiative soumise au peuple le 25 septembre prochain intègre cette dimension.

Coïncidences ou pas, elle préfigure les nouvelles priorités de l’alimentation pour l’humanité face au dérèglement climatique, dont les conséquences nous incitent, nous contraient à diminuer drastiquement notre consommation de viande. Il en va de notre sécurité alimentaire ; en consommant prioritairement des protéines d’origine végétale, en cultivant prioritairement des légumineuses, des pommes de terre, des légumes, des céréales, des haricots pour la consommation humaine plutôt que pour nourrir le bétail, le degré d’autosuffisance augmente. De plus, les plantes absorbent le CO2 et stockent le carbone dans le sol. Les légumineuses se chargent gratuitement de fixer l’azote, un engrais important pour les rendements, d’autant plus précieux que sa fabrication sous forme synthétique consomme du pétrole ou du gaz en grande quantité. Un engrais du commerce dont le prix le place aujourd’hui dans les produits de luxe… Pour les pâturages, les terrains en pente, vallonnés et les alpages, le bétail continuera de mettre en valeur ces surfaces non cultivables.

Il nous faut sans tarder transformer nos systèmes alimentaires pour transiter vers une agriculture plus diversifiée et durable, mettre le cap sur l’agroécologie. L’acceptation de l’initiative provoquerait un sérieux coup d’accélérateur pour lancer la grande réforme qui s’impose, face à laquelle les autorités fédérales tergiversent. Elle apporterait une légitimité populaire pour tous les acteurs concernés, de la recherche agronomique à la consommation réfléchie et responsable de biens alimentaires. Face aux événements climatiques extrêmes que nous vivons partout dans le monde depuis le début de l’année, acceptons cette initiative, même si elle ne n’englobe pas globalement à tous les autres moyens à mettre en œuvre pour cette transition. Cette tâche incombe à la Confédération et aux organisations agricoles pour accompagner la paysannerie vers des modes de production durables. Compte tenu du délai de transition pour sa mise en œuvre de 25 ans et la prise en considération des exigences actuelles de Bio suisse concernant la dignité des animaux de rentes, cette initiative ne peut être qualifiée d’extrême !

Fernand Cuche
Lignières, le 31 août 2022

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70 ans d’Uniterre : la contribution de Fernand Cuche

« C’est une triste chose de songer que la nature nous parle et que le genre humain n’écoute pas »
Victor HUGO, 1870.

Que dire pour les 70 ans d’Uniterre ? J’ai pensé raconter l’histoire de mes contacts avec le mouvement, énumérer les moments clés. J’ai abandonné ce filon. La tentation de l’approche anecdotique m’a stimulé : du genre Cuche qui négocie avec le lieutenant de police Barbezat lors du blocage des entrepôts Coop à la Chaux-de-Fonds, à Genève devant le Macdo lors d’une manifestation contre les dérives de l’ OMC, un paysan insiste pour entrer, je m’oppose fermement et comprends enfin qu’il vise uniquement les toilettes, c’est urgent. Lors de la même manif un participant, l’air grave, me signale qu’un policier en civil me suit de près, l’oreillette bien en place, c’est un arrangement décidé avec le commandant Baer, le policier est chargé de m’informer si des troubles surviennent. À Courtepin lors du blocage des abattoirs Micarna des petits pains en forme de cochon sont gratuitement livrés par la boulangerie du village.

Pour tenter d’ouvrir un espace cérébral propice à une réflexion originale, je fauche la prairie naturelle autour de la maison, je tente une percée innovante dans l’aménagement du bûcher, j’amène le tracteur pour un service. Là, c’est le choc : il paraît toujours plus petit, sauf si je parviens à le considérer comme une tondeuse à gazon avec un couteau rotatif entre les essieux. Face à un gros transporteur forestier, il trouve sa place dans le bac à sable. Le patron tente de me rassurer, il le verrait d’un bon œil sur un alpage. L’été prochain j’inalpe…

Je tourne autour du pot. J’aimerais rester léger, à la périphérie et considérer, comme la plupart d’entre nous, que les surfaces de compensation écologique, les prairies fleuries, les réseaux nature et l’obligation du pendilliard finiront par suffire sans devoir intégrer l’écologie à l’acte de production, à l’ensemble des terres agricoles. Mais j’en doute. Le prix du bois flambe, les forêts aussi. Le prix des aliments de base comme celui des céréales est à la hausse, mais le potentiel naturel de production est à la baisse. Le dérèglement climatique interroge, ébranle nos certitudes. Le modèle économique dominant de la production agricole tente de s’adapter. Les toujours convaincus estiment que nous avons un peu de retard dans l’innovation pour produire de nouveaux moyens de lutte, même si ce modèle est remis en question depuis plusieurs décennies ; trop gourmand en eau, machines trop lourdes pour la terre, biodiversité en recul, vorace en énergie fossile, à la peine pour diminuer les toxiques. À ma connaissance, l’homme est toujours le seul mammifère capable de saccager irrémédiablement le milieu vital.

Mon intention n’est pas de prendre plaisir à noircir la situation, elle vise un état de lucidité qui pourrait favoriser un autre rapport aux autres, à la terre. Cette lucidité m’invite aussi à me réjouir de toutes les actions alternatives qui fleurissent partout dans le monde. Des femmes et des hommes, libérés de l’emprise du modèle dominant reprennent pied sur leur propre terre ; agrobiologie, agroforesterie, régénération des sols, culture d’anciennes variétés, polycultures-élevage, permaculture. Ces alternatives ont le grand mérite de démontrer qu’une autre agriculture productive est possible, écologique et créatrice d’emplois.

Le jour du «dépassement».

Jeudi 29 juillet dernier, l’humanité avait consommé l’ensemble des ressources planétaires pour 2021. Pour le reste de l’année nous puisons dans le capital. Ce jour du «dépassement» se produit lorsque la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels. Il est urgent d’engager les grandes manœuvres pour limiter la casse, construire sans détruire ce qui reste. Les actions citoyennes, notamment dans l’agriculture, constituent une nouvelle trame réjouissante, crédible. Elles ne suffiront pas si les gouvernements, les milieux économiques, industriels, financiers continuent d’agir timidement à la périphérie du noyau dur, à savoir ce modèle économique et commercial dominant, totalement inefficace face à l’ampleur de la tâche.

Les affrontements commerciaux quotidiens pour dominer les marchés entraînent une concurrence effrénée pour produire au coup de production le plus bas. Cet entêtement addictif épuise les populations et les ressources vitales. Cet emballement de l’ultralibéralisme induit un comportement destructeur, caractérisé par une politique de la terre brûlée. C’est une forme de barbarie moderne.

C’est au coeur de ce noyau dur que les gouvernements et les institutions internationales doivent agir. C’est ici que se jouent les cartes d’une souveraineté à restaurer urgemment. Les grandes puissances économiques, devenues les principales organisatrices de nos sociétés , ne sauraient se targuer d’une quelconque légitimité politique. Elles se sont arrogé un pouvoir illégitime. L’es nombreux mouvements de la société civile, à l’image d’Uniterre, constituent des forces de transition crédibles. Ils portent en commun la volonté de s’unir pour la terre dont dépend près de 90 % de notre alimentation.

Octobre 2021.    Fernand Cuche

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Le groupe agricole de soutien à l’initiative « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse »

Le communiqué du groupe

Face à une forte prise de position du monde agricole contre les deux initiatives agricoles du 13 juin prochain provenant notamment d’instituts apolitiques tel que la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture ou encore d’exploitations agricoles n’utilisant pas de pesticides de synthèse, plus de trente agriculteurs et vignerons neuchâtelois ont décidé de sortir des champs et des vignes pour former un groupe agricole de soutien à l’initiative « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse ». Nous souhaitons ainsi pouvoir rééquilibrer le débat autour de cette question de société.

Le mélange pêle-mêle d’arguments contre les deux initiatives nous laisse perplexe. La méconnaissance des textes soumis au vote nous rend songeurs. Que les opposants mélangent volontiers les arguments pour faire croire qu’on vote seulement sur un seul sujet, c’est de bonne guerre. Qu’une institution de formation et de vulgarisation fasse la même chose est tout autre. La propagation de sa campagne du 2x NON dans sa correspondance concernant des projets subventionnés par la Confédération est anti-démocratique.

Pour lire la suite, téléchargez le communiqué complet au format PDF ici

Le message de Fernand Cuche

Le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, l’amoncellement des déchets, les pollutions diverses et d’envergure, nous rappellent depuis quelques décennies que nous vivons sur une planète qui a des limites.

La pression permanente à produire toujours plus, à consommer toujours plus sans se soucier des conséquences pour la terre, l’eau et l’air a fait de nous, dans les pays industrialisés et riches, une population vivant dangereusement hors-sol.

Fort heureusement, nous sommes toujours plus nombreux partout dans le monde, à mesurer l’ampleur de ce mal développement. Partout dans le monde des paysannes et des paysans ont décidé de développer des pratiques culturales qui préservent l’environnement.

À l’approche des votations, les 2 initiatives anti-pesticides provoquent des confrontations, des pressions pour empêcher un débat de fond pour l’agriculture de demain.

Réunis ce jour, par vos prises de position, vous rappelez l’importance du débat.

Ce climat me rappelle l’intense et long débat sur la transition énergétique, marqué par l’abandon du nucléaire et le recours aux énergies renouvelables. Marqué aussi par le dépôt de plusieurs initiatives, des débats, des confrontations, des manifestations et l’occupation du site de Kaiseraugst, destiné à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Elle ne sera jamais construite…

Les nombreuses initiatives déposées ces dernières années, concernant directement ou indirectement l’agriculture, expriment de sérieuses préoccupations citoyennes :

– Comment s’alimenter demain ?
– Quelles pratiques agricoles ?
– Quels changements dans notre alimentation pour sauvegarder et développer la biodiversité, conserver des terres fertiles, de l’eau potable et des campagnes vivantes ?

Notre responsabilité de paysannes et de paysans est engagée, comme celle de l’ensemble de la population.

Cette transition vers une agriculture qui renonce aux pesticides de synthèse a été amorcée par les pionniers de l’agriculture biologique. Aujourd’hui, plus de 7000 domaines agricoles ont fait le pas.

Comme pour l’énergie, la transition vers une agriculture durable est inévitable. Nous disposons des moyens nécessaires pour réussir.

Fernand Cuche
Trois-Rods,  le 28 mai 2021

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